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Tout près de SOI "Pour Croître & fleurir"

« Même si l’homme doit mourir, la vie lui est donnée pour naître, pour naître et pour renaître » C.Singer

Sylvie FONTAINE

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L'Association "Tout près de Soi":Un chemin vers le JE SUIS:

Plus loin que ce que je crois être ( selon mes conditionnements, mon éducation, mon milieu)
Plus loin que ce que je veux être
(ma volonté, mon ego)
Il y a le JE SUIS- L’ÊTRE

Ce chemin vers le JE SUIS, va me demander de revivre mes refus, mes illusions,…de prendre contact avec mes blessures
Chemin de CROISSANCE, de CONSCIENCE et de GUERISON INTERIEURE

Chemin d’ AUTONOMIE…

…Pour naître à l’ ÊTRE UNIQUE que je suis, il est besoin de mourir au paraître, à mes protections, mes sécurités.


Accompagnement psychologique & spirituel individuel et groupe.
Groupe de paroles de femmes.
Photo 1 of 3
La connaissance est nécessaire mais ne remplace pas l'EXPERIENCE!!!
La transmission selon Arnaud Desjardins : Vingt-cinq ans de questions à un maître spirituel
Fragments d'un enseignement inconnu
César l'éclaireur
César l'enchanteur
La Dimension cachée
Quand la conscience s'éveille
Sages paroles du Dalaï-Lama
Mettre en pratique le pouvoir du moment présent
Mères : libérez vos filles !
La rage de l'absolu
L'énergie de la prière : Comment approfondir votre pratique spirituelle
Oscar et la dame rose
En relisant les Évangiles
A la recherche du soi. 3, Le vedanta et l'inconscient
Au delà du moi ( A la recherche de soi n° 2)
A la recherche du soi. 1, Adhyatma yoga
Regard sage sur monde fou( entretiens avec gilles farcet)
Mangalam : Un parcours auprès d'Arnaud Desjardins
Vivre son deuil et croître : Faire de tous les moments de sa vie une symphonie achevée
La danse des grand-mères : Sur la jeunesse de l'âge mûr et la maturité de la jeunesse
Nous ne nous sommes pas dit au revoir
Entre ciel et terre
L'Esprit de solitude
Divine blessure
La chaleur du coeur empêche nos corps de rouiller
Petit traité de l'émotion
Le Prophète
Le bonheur d'être soi-même
Le Quotidien avec un maître, Svami Prajnanpad
Petit dictionnaire en langue des Oiseaux : Prénoms, Pathologies et Quelques Autres
La stratégie du oui
Petit traité de l'action
Dialogues avec l'ange, édition intégrale
Je : Une initiation psychologique et spirituelle
Le livre tibétain de la vie et de la mort
Dictionnaire des symboles : Mythes, rêves, coutumes, gestes, formes, figures, couleurs, nombres
Ishmael
Du bon usage des crises
Pour une mort sans peur
Bienvenue sur la voie
Embrasser le ciel et la terre
Les formules de Swâmi Prajnânpad
Le Courage d'être soi : Une charte du mieux-être avec soi-même et avec autrui
La dernière leçon : Comment un vieil homme face à la mort m'a appris le goût de vivre
"Le courage"
by 
Femmes qui courent avec les loups
La fille de son père
L'audace de vivre
Tarots-livres... Et ne pas oublier ceux qui viennent du fond de notre Être,ceux que l'on RESSENT!
Sites -Blog
Photos, films,musique,radio-médiathèque ...
Soleil Au plaisir de vous lire:...Un espace pour vous dire...pour me dire si vous en avez le coeur! Coeur rouge
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Nic.wrote:
 
Bonjour Sylvie...bonne fête du premier mai,
et que cet journée soit comblé d`agréable bonheur!
amitié Nic
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May 1
BRIGITTEwrote:
Je vous souhaite une semaine rempli de mille petites joies, de tendresse et d'harmonie, et je vous envoie une pluie d'étoiles d'amour et de paix intérieure !
Apr. 24
Bonne et magnifique semaine !
Amitiés !
Apr. 20
Fleurwrote:
Rose rouge En cette matinée, une brise cosmique m'a poussée jusqu'à chez vous .. Merci du partage de votre âme cristalline.
Une autre Sylvie .. rassérénée de vous avoir luRose rouge
 
Apr. 4
Nic.wrote:
 
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Gros coucou tout doux et parfumé à l`amitié!
 
A bientôt! Nic
voir l'image en taille réelle
Feb. 20
Nic.wrote:
Bonjour Sylvie....Félicitation pour ton magnifique blog.....
Je ne peux tout voir en peut te temps et grandement intéressant..merci..Si tu le veux bien je reviens bientôt!
longue vie à ton space....amicalement Nic
Feb. 14
cath erinewrote:
très bonne année à toi, Sylvie
je t'embrasse
Catherine
Jan. 1
Bonsoir Sylvie
Merci d'être passée et Joyeux Noël à toi aussi.
Avec toute mon affection.
ERIC
Dec. 23
littlecoon 2wrote:
C'est sous la pluie que je viens vous souhaiter une très bonne semaine ,heureusement que dans nos coeurs,il y a soleil à partager . Vous avez un très beau blog,plein de sagesse. Kiss
Fichier hébergé par Archive-Host.com
Oct. 27
Rêveriewrote:
le hasard m'a amené sur votre espace...
vos paroles sont pleine de sagesse et d'espoir
ellles apportent un certain apaisement
merci à vous
Oct. 24
January 08

GRATITUDE et VOEUX 2009.

Aux premières minutes de cette nouvelle année 2009, j'ai émis mes voeux,
entourée d'êtres chers, et tiré une carte:
 la mienne se nommait : GRATITUDE.
Je l'ai ressenti comme une qualité à faire grandir en moi et qui sûrement, m'aiderait à la réalisation de mes Voeux.
 
Ce matin, en me promenant au milieu de la Nature couverte de neige mon corps a trésailli de cette gratitude,
 de cette célébration à la Vie..
Je ressens à quel point , elle demande Présence et Accueil.
 
Célébrer la Vie! La Vie et Dieu ne sont-il pas deux mêmes choses!?
Tout est VIE -TOUTest DIEU, même ce que nous ne comprenons pas...
 
Osho disait:"TOUT est sacré, absolument tout: le corps et l'âme, le physique et le spirituel, le sexe et le samadhi - tout est divin !"
 

Dans "Le simple art de bénir" de Pierre Pradervand, il y a cette phrase à méditer, à expérimenter:

"Les épreuves sont des bénédictions cachées et des cohortes d'anges suivent leurs traces".

Je souhaite à tout ceux qui passe par cet espace une année 2009 pleine de croissance et de fleurissement et aussi qu'ils puissent partager les beaux fruits de leur Être. 

 Avec beaucoup d'Amour.

Sylvie

 


 

December 03

Faire le point en fin d'année: Changer? Changer quoi? Comment?LE CHANGEMENT d'après A. De MELLO

Alors qu'il avait toujours prôné la nécessité de changer si l'on souhaitait progresser aux niveaux personnel et spirituel, 
Anthony de Mello se ravise et affirme :

"Avant je vous disais toujours:

" Changez ! Changez !, même si c'est pour le plaisir de changer.

Tant que vous n'aurez pas une raison forte et positive pour ne pas changer, changez !

Changer c'est se développer, changer c'est vivre; alors, si vous voulez continuer de vivre,

continuez de changer.»

 

 Soudain, il change complètement d'avis :" Eh bien, maintenant ,je vous dis

le contraire: ne changez pas. Changer n'est ni possible ni souhaitable.

 

Laissez tomber. Restez comme vous êtes. Aimez-vous tels que vous êtes.

Et si au bout du compte le changement est possible, il aura lieu par

lui-même, quand il le voudra et s'il le veut. Fichez-vous la paix!"

 

                                      

 

Selon Anthony de Mello, la raison première qui nous amène à vouloir changer,

c'est que nous ne nous acceptons pas nous-mêmes.

Or, le seul changement acceptable est celui qui provient de l'acceptation de soi.

 " Nous ne tolérons pas un défaut, une faille, une faiblesse morale ou psychologique en nous-mêmes,

 nous nous acharnons à les corriger avec un total mépris de ce que nous sommes et une violence voilée.

 Nous avons honte de nous-mêmes,

nous éprouvons de la rage ou du dégoût, ou nous sommes simplement impatients,

 et nous nous imposons le devoir de changer pour redevenir des personnes respectables à nos

yeux et face à la société.

  

 Nous changeons pour être acceptés, pour répondre aux attentes dont nous sommes l'objet,

 pour nous ajuster à l'image idéale que avons conçue de nous-mêmes et que nous portons intérieurement.

Manquant de patience à l'égard de nous-mêmes, nous nous faisons violence pour changer et cela ne marche jamais.

La violence n'aide jamais à la croissance.

Le seul changement acceptable est celui qui provient de l'acceptation de soi.

                                    

 

Le changement ne peut jamais être forcé : le changement arrive.

La résistance que nous opposons à nous-mêmes ou à une tendance

quelconque à l'intérieur de nous-mêmes ne sert qu'à renforcer cette

tendance et rend le changement impossible".

 

 Le grand paradoxe du changement est que nous arrivons à l'atteindre

quand nous l'oublions.

 ANTHONY DE MELLO

October 03

« Souvenez-vous de vos rêves! »

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« Souvenez-vous de vos rêves! »

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nous susurre Grégory Colbert avec ses photographies

(sans montages, ni dressage!)

                                                   image02 

Et si dans nos rêves d’enfant il y avait une grande part de l’Essence de notre Être?

 ...De ce que l’on a à donner au monde?!

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October 01

Du bon usage des crises- paroles sésame & ouvre-coeur!

 
Il est des moments de crises, de transformation aussi, loin d'être confortables, ils sont une traversée de désert...
 
Dans cette traversée actuelle, j'ouvre un "ouvre-coeur" avec des "paroles sésame".
ouvre-son-coeur
 
 
Pour moi, il s'agit "Du bon usage des crises" de Christiane Singer
du bon usage des crises
Où d'ailleurs, comme un de ces hasards ou coïncidences, elle met en mot ce qui se présente à moi:
 
"...Quand la mélancolie m'assaille et que rien ne m'en arrache, quand je suis sourde et coupée du reste du monde, séparée, je sais ce que j'ai à faire:
J'ouvre un livre de poésie ou un livre saint (pour moi c'est le sien!) et je pars à la recherche de la phrase qui me mettra aux jambes les fourmis d'un étrange ravissement. Dans tout le corps un cristal va tinter. 
Ces paroles-sésame et ouvre-coeur que nous cherchons tant dans les livres ne sont pas des paroles jamais ouïes, exceptionnelles, "géniales" mais des champs de conscience, si j'ose dire" dit-elle.
 
Extrait de mon "ouvre-coeur": Chapitre "A la source de la parole"
 
.../..."Créer l'espace! Jeter les vieilleries qui vous encombrent, les vieux remords, les vieux regrets, les vieilles auto-accusations, la voix éraillée de la Reine d'Alice aux pays des merveilles en nous: "Qu'on lui coupe la tête!", les vieux ressentiments!
Ah comme tout cela est facile à dire et terrible à réaliser! Tout autour de nous se conjure pour nous aveugler!"
 
.../..."Par petites doses, petits pas un peu moins d'auto-accusation et de et de jugement d' autrui.
mais à la vérité, il est impitoyable le travail de voirie sur moi-même, ce travail de délivrance.
Aussi longtemps que je cohabite avec mes vieux cadavres l'empoisonnement de la source est fatale, la honte secrète me bâillonne.
Voir mes détresses profondes m'angoissent davantage que si il s'agissait de crimes.
Or nous ne parvenons à la bonne parole (claire & vive) que lorsque nous avons vidangé nos citernes.
...Il est long le chemin!
Mais sans passer par la colère, par le règlement de compte avec Dieu, la révolte - sans laisser s'écouler la boue, il n'est pas de parole claire, pas de bénédiction. ( voir Livre de Job dans la Bible )
job
 
...C'est après la colère que viennent les larmes de la délivrance.
Si on vient à parler trop tôt ou trop vite de réconciliation, de délivrance, de paix, d'amour du prochain comme on le fait dans certaines églises- c'est comme pour s'épargner ce passage par la révolte, la mort ou le canal de la naissance.
C'est comme l'intention de détourner l'intention du destin.
 
...Mais ces mots si je les prends trop tôt en bouche et s'ils ne sont pas ancrés dans mes entrailles n'atteignent personne, ne touchent pas, ne sont même pas audibles.
 
Après cette métanoïa , après cette plongée dont il vient d'être question, il devient possible de réapprendre à parler, à balbutier de neuf, car tout ce qui est vivant, tout ce qui s'étonne et s'extasie balbutie et bégaie!
Il faut un long silence pour que les mots retrouvent leur halo et se remettent à respirer."
 
C'est dans ce long silence, que je continue ma traversée...
desert
 
 
 
 
August 02

Paix de l'esprit

 

Pendant près d’une semaine, pas de connexion possible, à cause de ma ligne qui s’avérait défectueuse.

J’ai ressenti frustration, manque, impatience.

Puis revenant « tout près de moi », j’ai saisi l’occasion de vivre ce que la Vie me proposait non en terme de « MANQUE » mais d’OPPORTUNITE:

  • Vivre au moment présent. Revenir toujours à l’acte fait DANS L’INSTANT.
  • Une plus grande présence et plus d’attention pour notre potager
  • Être dans l’accueil de « ce que la Vie me demande »
  • D’être attentive à être en GRATITUDE plutôt qu’en manque.
  • D’autres idées à mettre en œuvre dans ma Vie pour donner ce que j’ai reçu.

FarmGarden de Klimt

De cela est né plus de Paix et d’acceptation, plus de respect de moi-même et de Paix.

Parce que La Vie est là même dans ce qui me « dérange », pour voir, écouter là où je peux Grandir.

De ce « lâcher prise » est venu des belles rencontres, des invitations et des accompagnements.

MERCI LA VIE et aussi MERCI à moi-même!

Sylvie

000_vague

 

 


« Avoir pour but unique la paix de l'esprit
est la motivation la plus forte qui soit.

Pour atteindre la paix intérieure,
il nous faut maintenir sans relâche la paix de l'esprit
comme seul et unique objectif »

 

Gérald Jampolsky

 

July 24

Rester Chenille ou devenir Papillon ???

   chenille                 

 « Ce que la chenille appelle fin du monde , Crysalyde

le maître l’appelle PAPILLON »

    Richard BACH      papillon 

                                                                                   

 

 

                                                      Papillon-03

...Dure et nécessaire traversée de la chrysalide!!!

                                                                          

  

July 02

Sommes-nous déjà à moitié cuits ? (ou l'inconscience du changement) d'Olivier Clerc

 

grenouille-olivier-clerc                                       

Imaginez une marmite remplie d’eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L’eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L’eau est chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille ; ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l’eau va ainsi monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s’être extraite de la marmite.8P7ACAUBQH7ECAPB3DSACAN18WEHCADE1R7MCAZJHRXUCAFAD8ONCAE02RAZCAN3ZHGYCASQUD3LCAVEN366CAMX1SIRCAYZQKVSCAC54GJGCAVFODMYCA622L4BCASPKW89CAY985EUCASB7K2JCA07M08F

Plongée dans une marmite à 50°, la grenouille donnerait immédiatement un coup de pattes salutaire et se retrouverait dehors.


Cette expérience (que je ne recommande pas) est riche d’enseignements. Elle montre que lorsqu’un changement négatif s’effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d’opposition, pas de révolte.


C’est exactement ce qui se produit dans la société où nous vivons. D’année en année, on observe une constante dégradation des valeurs, laquelle s’effectue cependant assez lentement pour que personne - ou presque - ne s’en offusque. Pourtant, comme la grenouille que l’on plonge brusquement dans de l’eau à 50°, il suffirait de prendre le Français moyen du début des années 80 et, par exemple, de lui faire regarder la TV d’aujourd’hui ou lire les journaux actuels pour observer de sa part une réaction certaine de stupéfaction et d’incrédulité. Il peinerait à croire que l’on puisse un jour écrire des articles aussi médiocres dans le fond et irrespectueux dans la forme que ceux que nous trouvons normal de lire aujourd’hui, ou que puissent passer à l’écran le genre d’émissions débiles qu’on nous propose quotidiennement. L’augmentation de la vulgarité et de la grossièreté, l’évanouissement des repères et de la moralité, la relativisation de l’éthique, se sont effectués de telle façon - au ralenti - que bien peu l’ont remarqué ou dénoncé.

De même, si nous pouvions être subitement plongés en l’an 2022 et y observer ce que le monde sera devenu d’ici là, s’il continue de dévaler la pente sur laquelle il se trouve, nous en serions sans doute encore plus interloqués, tant il semble que le phénomène s’accélère (accélération rendue possible par la vitesse à laquelle nous sommes bombardés d’informations nouvelles et en oublions le reste). Notons d’ailleurs que les films futuristes s’accordent pour ainsi dire tous à nous présenter un futur certes " hyper-technologique " mais surtout des plus lugubres

Chaque fois qu’un changement est trop faible, trop lent, il faut soit une conscience très aiguisée soit une bonne mémoire pour s’en rendre compte. Il semble que l’une et l’autre soient aujourd’hui chose rare.

Sans conscience, nous devenons moins qu’humain.

Sans mémoire, nous pourrions passer chaque jour de la clarté à la nuit (et inversement) sans nous en rendre compte, car les changements d’intensité lumineuse sont trop lents pour être perçus par la pupille humaine. C’est la mémoire qui nous fait prendre conscience a posteriori de l’alternance du jour et de la nuit.

Gavée par trop d’informations inutiles, la mémoire s’émousse.

Abrutie par un excès de stimulations sensorielles, la conscience s’endort.

Et notre civilisation s’enfonce ainsi dans l’obscurité spirituelle, avec le délitement social, la dégradation environnementale, la dérive faustienne de la génétique et des biotechnologies, et l’abrutissement de masse - entre autres symptomes - par lesquels elle se traduit.


Le principe de la grenouille dans la marmite d’eau est un piège dont on ne se méfie jamais trop si l’on a pour idéal la recherche de la qualité, de l’amélioration, du perfectionnement, si l’on refuse la médiocrité, le statu quo, le laisser-faire.

Incidemment, ce principe fonctionne aussi au positif et même en cela il peut nous jouer des tours. Les efforts que l’on fait quotidiennement provoquent eux aussi des changements - positifs, cette fois - mais parfois trop faibles pour être immédiatement perçus ; ces améliorations sont pourtant bien là, et à ne pas les observer, certains se laissent décourager à tort.

 grenouille


Comment, alors, ne pas succomber au piège du principe de la grenouille dans la marmite d’eau, individuellement ou collectivement ?


En ne cessant d’accroître sa conscience, d’une part, et en conservant un souvenir intact de l’idéal et des buts que l’on s’est fixés.


L’entraînement et le développement de la conscience sont l’un des points communs de toutes les pratiques spirituelles : conscience de soi, conscience du corps, conscience du langage, conscience de ses pensées, conscience de ses émotions, conscience d’autrui, etc. Au-delà de tout dogme, de toute doctrine, de toute idéologie, l’élargissement et l’accroissement de la conscience devraient donc être considérés - bien plus que le développement des seules facultés intellectuelles - comme un comportement fondateur de notre statut d’humain et comme un moteur indispensable à notre évolution.

Olivier Clercgrno

 

 


 

 

June 25

Extrait d'"Eclats de voie" de Véronique Blondeau

 
Je viens de ré ouvrir le joli livre de Véronique que j'ai désiré rencontrer après lecture en 2001.
Cette rencontre fut "soeur-ale", mot inventé, mais qui dit bien l'effet ressenti.
 
Je redécouvre toute la profondeur de ses textes inspirés et j'ai du mal à n'en choisir qu'un...Ce sera donc celui-là:
 
"un homme de lumière: un homme sans ombre?
Celui qui a marché dans le désert
L'a compris: C'est l'enfer!"écrit Jean-Yves Leloup.
 
Pourtant, combien sommes-nous à tenter d'échapper à cette part obscure de nous-même? Ce secret chaque jour maintenu dans le gouffre profond de notre  de notre inconscient est un fardeau plus lourd qu'il n'y paraît. Ses remous lancinants cherchent à atteindre la grève de notre conscience et ses efforts seront à l'égal des nôtre pour les repousser.
 
Pendant les premières années de notre vie, pierre à pierre, l'image idéale de nous-même en accord avec les exigences familiales, sociales et culturelles que nous sentions peser sur nous; ménageant dans cet édifice, une cave suffisamment vaste pour accueillir ce qui ne pouvait pas l'être au grand jour. A chaque instant, nous consolidons la lourde chape qui sépare ces ténèbres, de l'image lumineuse à laquelle nous tenons tant.
Que d'énergie dépensée dans ce travail chaque fois plus harassant, puisque plus la lumière est forte, plus l'ombre est contrastée!
 
Mais cela n'est qu'une partie de la terrible aliénation que nous subissons.
 
En effet, ces aspects "inacceptables" de nous-même vont se projeter sur des tiers pour tenter d'entrer en contact avec nous. Il suffira parfois d'une toute petite amorce dans la forme d'être d'un autre pour que nous terminions de le vêtir de haillons empilés dans notre cave. Nous commencerons alors à nous indigner dans le meilleur des cas et à le combattre dans le pire.
Combien de "sauvages" ennemis ont ainsi été exterminés par des peuples s'identifiant à la "lumière"?
 
Il ne nous est possible de nous libérer de ce carcan qu'en acceptant d'aller peu à peu vers notre ombre. Nous débuterons ces rencontres par une sorte de danse rituelle un peu maladroite, risquant toujours de glisser vers un nouveau duel. Puis lentement ces énergies s'intégrerons, pour nous enrichir de leur qualité particulière.
 
En reconnaissant par exemple votre violence intérieure, vous découvrirez une tout autre affirmation et vous échapperez à la triste similitude entre soumission et opposition. En acceptant certains instincts refoulés, vous pourrez les structurer dans une dimension créatrice jusque là ignorée. Cette part de vous reniée est sans doute l'aide la plus précieuse qui soit dans le développement de vos potentiels.
 
Lorsque vous ALLIEZ NIER
vous vous ALIENEZ
Accepter de reconnaître et
vous serez cet ALLIE-NE.
 
Une petite autre:
 
"Un guide spirituel est un être simple. Il ne prétend rien savoir mais peut accompagner le questionnement de chacun.
La voie spirituelle vraie est une voie d'épuration, de simplification. On enlève les obstacles, on n'ajoute pas des pouvoirs extraordinaires"
 
Un gourou de secte,
c'est à la fois Zorro, Superman, Batman, etc...
Il a tant de CAPES A CITER!...
Eclat de Voie
Textes de Véronique Blondeau Gourdon dans " Eclats de Voie" Jeux de lettres pour un nouveau je de l'être.
 
 
 
 
 
June 20

Vivre sa PROPRE VIE.

 

pas dans le sable 

« 

Vivez votre PROPRE VIE. Là où vous êtes, Avec ce que vous êtes, Avec qui vous êtes »

Swâmi Prajnanpad.

 

Je ne peux pas être qui je ne suis pas, si j’aime de la façon la plus « basique » , je le vois et le reconnais: je dis oui.

Si une tristesse, une angoisse, une « mauvaise humeur » surgit , je ne nie pas ces émotions, je les vois, je les reconnais. Ma CONSCIENCE grandit et mon inconscient me « pilote » de moins en moins.

Elles ne sont pas moi, mon essence profonde, mais elles sont là.

La réalité EST.

Vouloir être ailleurs

Autrement.

Avoir une autre vie, ne fait que me ralentir, entretenir mes blessures, accentuer ma souffrance, rester infantile.

Je peux avoir des désirs, et poser des actes pour cela ...

Certains l’appelle le « Lâcher prise », d’autre « l’Acceptation ».

Mes BESOINS, mes LIMITES, moi seule les connais et me respecter moi-même, c’est les respecter, sans attente de compréhension. Je contacte ma solitude, mais je grandis en confiance.

Petit à petit, je vois mes limites s’élargir, mes désirs être moins « violents », le OUI venir.

Mais il m’arrive aussi d’avoir des NON, crier à l’injustice, à « ça devrait être autrement » , « il ou elle devrait être autrement » :ça aussi c’est vivre ma vie AVEC QUI JE SUIS, LA OU JE SUIS AVEC CE QUE JE SUIS!

Mon désir, ma prière d’aller vers un OUI, vers le « JE VOIS-JE RECONNAIS » fera son chemin.

Je gagnerais en liberté, pas à pas. Liberté d’Être sans être pilotée par mes émotions, mes croyances familiales, sociales, culturelles, nationales, ou par mon désir d’être aimée et reconnue…

croissance

 

 

 

 

 

June 11

L'échelle de l'amour.

Dans notre langue française il n'y a qu'un mot pour l'amour: nous pouvons dire j'aime une personne comme j'aime les confiseries.
En Anglais, il existe une distinction : LOVE et LIKE.
 
Et pourtant l'échelle de l'amour a bien des étapes vers lesquelles, nous désirons tendre, mais parfois nous n'y allons jamais.
L'évolution, le "grandir" d'un être humain ne serait-il pas d'avoir le désir de monter les barreaux de l'échelle?
La première étape étant d'accepter que j'en suis là ...au 1er...au 2ème...ou un peu plus, et que c'est selon les situations...Que je ne suis pas très stable à ce sujet...
 
Du plus haut ...au plus "bas" des barreaux de l'échelle:
echelle
 
Agapé. AMOUR GRATUIT.
L'amour qui fait tourner le cosmos.
"Ce n'est pas seulement moi qui aime et qui t'aime, c'est l'amour qui aime en moi"
 
Charis. Amour célébration.
Je t'aime parce que je t'aime, c'est la joie, c'est une grâce d'aimer, je t'aime sans condition, ni but.
 
Eunoia.Amour dévouement.
J'aime prendre soin de toi, je suis au service du meilleur de nous-même
 
Harmonia. Amour harmonie.
Je suis meilleur(e) que moi-même quand tu es là, nous sommes bien ensemble, avec toi tout est musique, le monde est plus beau.
 
Storgé.Amour tendresse.
Que c'est beau la vie quand on aime, j'ai beaucoup de tendresse pour toi, je suis heureux(se) que tu sois là.
 
Philia.Amour amitié.
Je te respecte, je t'admire, j'aime ta différence, je suis mieux avec toi, tu es mon/ma meilleur(e) ami(e).
 
Eros.Amour érotique.
Je te désire, tu me fais jouir, tu es belle, tu es beau, c'est divin.
 
Mania.Amour passion.
Je t'aime passionnément, je t'ai dans la peau, tu es à moi, rien qu'à moi, je t'aime comme un fou (une folle), je ne peux pas me passer de toi.
 
Pothos.Amour besoin.
Tu es tout pour moi, j'ai besoin de toi, je t'aime comme un enfant.
 
Porneia.Amour appétit.
J'ai envie de te manger, je t'aime comme une bête.
gravirechelle
 Jean-Yves LELOUP parle souvent de ces distinctions ( de taille!) et plus particulièrement dans "QUI AIME QUAND JE T'AIME?" écrit avec Catherine Bensaid.
Jean-Yves Leloup nous propose les termes d'accompli et d'inaccompli au lieu de bien et mal...Ce qui transformerait sans doute notre culpabilité en responsabilité  !!!
 
...Ce billet m'a été inspiré par Christian (Chrismo): Merci à lui!qui aime quand je t'aime
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                                 
 
 
June 10

L'Acceptation de Soi:

 

« Je suis ce que je suis…Cette acceptation à chaque instant me fait grandir et fleurir! »

Un rappel avec une histoire SAGE: Extraite de « Take it easy » ou de « Perles de Sagesse » d’Osho

 Acceptation de Soi

« La primevère sauvage dans le jardin du roi »

Vous ne pouvez pas vous améliorer. Je ne dis pas qu'il ne peut pas y avoir d'amélioration, souvenez-vous; mais vous ne pouvez pas vous améliorer. Lorsque vous cessez de vous améliorer, la vie vous améliore. Dans cette relaxation, dans cette acceptation, la vie commence à vous caresser, la vie commence à couler à travers vous.

Personne d'autre ne vous a jamais ressemblé et personne d'autre ne vous ressemblera jamais; vous êtes tout simplement unique, incomparable.

Acceptez cela, aimez-le, célébrez-le et dans cette vraie célébration vous commencerez à voir le caractère unique des autres et leur beauté incomparable. L'amour n'est possible que lorsqu'il y a une acceptation profonde de soi-même, de l'autre et du monde. L'acceptation crée le milieu dans lequel l'amour grandit, le sol dans lequel l'amour fleurit.

J'ai entendu dire...

Un jour un roi entra dans son jardin et trouva les arbres, les arbustes, les fleurs flétris et mourants. Le chêne disait qu'il se mourait parce qu'il ne pouvait pas être aussi grand que le pin. Se tournant vers le pin il le trouva languissant parce qu'il était incapable de porter des grappes comme la vigne et la vigne mourait parce qu'elle ne pouvait pas fleurir comme la rose. Mais il trouva une primevère sauvage toute en fleur et plus fraîche que jamais. Il l'interrogea et il reçut cette réponse:

"Il m'a paru évident que lorsque tu m'as semé, tu voulais une primevère sauvage; si tu avais désiré un chêne, une vigne ou une rose tu les aurais plantés. Aussi ai-je pensé que puisque tu me plaçais ici je devais faire de mon mieux pour faire ce que tu souhaitais. Je ne peux être autre que ce que je suis et j'essaye de l'être au mieux de mes capacités".

Vous êtes là parce que l'existence a besoin de vous tel que vous êtes, sinon quelqu'un d'autre occuperait votre place, l'existence ne vous aurait pas placé ici et ne vous aurait pas créé. Tel que vous êtes, vous accomplissez quelque chose d'essentiel, de fondamental.

Si Dieu avait voulu un Bouddha il aurait pu produire autant de bouddhas qu'il le voulait. Il n'en a produit qu'un seul, c'était suffisant et cela satisfaisait le désir de son cœur, le satisfait pleinement. Depuis lors il n'a pas produit d'autre Bouddha ou d'autre Christ. Au lieu de cela il vous a créé vous; rendez vous compte de l'honneur que vous fait l'univers ! C'est vous qu'il a choisi, non pas Bouddha, ni Jésus, ni Krishna.

L'on aura davantage besoin de vous... c'est pour cela. En ce moment vous convenez mieux. Leur tâche est finie, ils ont offert leur parfum à l'existence. Maintenant c'est à vous d'offrir le votre. Mais les moralistes, les puritains, les prêtres continuent à vous enseigner, ils continuent à vous rendre fous. Ils disent à la rose: " Deviens un lotus" et au lotus: "Que fais-tu là ? Tu dois devenir autre chose". Ils rendent tout le jardin fou et tout commence à mourir car personne ne peut être un autre, ce n'est pas possible.

C'est ce qui est arrivé à l'humanité. Chacun fait semblant, l'authenticité s'est perdue, la vérité s'est perdue, chacun essaye de montrer qu'il est quelqu'un d'autre. Regardez-vous; vous feignez d'être quelqu'un d'autre. Vous ne pouvez être que vous-même, il n'y a pas d'autre voie, il n'y en a jamais eu; il n'y a aucune possibilité pour que vous puissiez être quelqu'un d'autre. Vous resterez vous-même; vous pouvez vous en réjouir et vous épanouir ou vous pouvez vous étioler et dépérir si vous le condamnez. »

 

« Il existe un curieux paradoxe : quand je m’accepte tel que je suis, alors je peux changer. »

disait Carl Rogers

Et Arnaud Desjardins :  

« Personne ne peut agir au-delà de ce qu’il est…sauf en imitation »

…A chaque instant: « JE SUIS CE QUE JE SUIS » (ÊTRE)

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PAS ce que JE CROIS ÊTRE (ma personnalité, mon signe astral,…)

PAS ce que JE VEUX ÊTRE (mon Ego).

Ces deux derniers étouffent et tue mon Être.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

June 04

"Oscar & la dame rose" d'Eric-Emmanuel Schmitt

A propos de ce livre Eric-Emmanuel Schmitt écrit ceci, qui à mon sens...est plein de sens et "essence-ciel":
E_E Schmitt
[...]"Je pensais qu'il y avait quelque chose d'indécent dans la guérison: l'oubli de ceux qui ne guérissent pas.  De là naquit ce livre.
 
Il se résume à cette obsession:plus important que guérir, il faut devenir capable D'ACCEPTER la maladie et la mort."
 
De là naissent les deux principaux personnages: Oscar, un petit garçon de dix ans, leucémique, et Mamie-Rose, la vieille copine qui l'accompagner vers l'acceptation de cette fin de vie en lui proposant, entre autres "jeux", d'écrire des lettres à Dieu.
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May 29

La place du père : lettre pour un père

 

La place du père est ESSENTIELLE à notre construction. Et la société manque cruellement de cette reconnaissance. De ce père, de cette place.

Père & Fils

LETTRE A UN PERE:

 

"Ça fait un moment que je pense t’écrire. C’est aujourd’hui que je fais le pas.

…Je ressens l’importance de te dire à quel point je me suis rendue compte ces dernières années, combien je n’ai pas su , pas pu te donner ta place de père.

Combien aussi, j’ai pu te rendre responsable de ma souffrance de femme, de mère alors que notre relation me permettait de « mettre à jour » mes propres souffrances: ces souffrances, je suis la seule à les produire, à les entretenir en moi…même si elle ont été générées en amont, par des violences reçues…

Je comprends que l’autre, (que toi, ou quelqu' un d’autre) ne peut me « faire mal », que s’il touche quelque chose de sensible, de déjà meurtri en moi: C ‘est la réactivation de ces blessures anciennes, qui existent depuis longtemps…jusqu’au ventre de ma mère, qui devient insupportable.

Et aussi à quel point TOUTE relation peut me faire Grandir en liberté, en conscience, en autonomie, car elle peut m’aider à accepter mes blessures, pour enfin faire grandir ce qu’il y a de meilleur en moi.

…J’en reviens au fait que je n’ai pas su & pas pu te donner TA place de père… car j’ai grandi dans le refus du père. Et combien aujourd’hui, je ne me sens pas coupable car je ne pouvais pas faire autrement ( pour faire autrement, il faut en avoir conscience!) mais RESPONSABLE.

Je ressens ainsi la nécessité de cette lettre, en qualité de mère, ayant pris trop de place, qui s’efface mais garde toujours plein d'amour pour son enfant, pour que l'amour du Père, celui qui amène vers les autres, vers un monde inconnu, un monde d’expériences & d’épreuves, sans sécurité et sans repère maternel, puisse mieux s’épanouir.

Je comprends aussi combien avoir essayé de te culpabiliser pour te rendre conscient de mes malheurs et de ceux de notre enfant, n’a fait qu’amener violence envers moi-même.

Je comprends et ressens le besoin essentiel qu’est l’ ACCEPTATION du père ( de mon père aussi bien sûr).

Le père:

Le séparateur, le guide aimant et tendre, le protecteur, qui aide à quitter l’influence & la sécurité de la mère, pour que notre enfant aille vers son chemin UNIQUE, même s’il est douloureux parfois.

C’est par Amour de la Vie et avec beaucoup d'amour que j’écris cette lettre.

Sincèrement.

 X

…C’est par Amour aussi que TOUT ce qui t’ai dit là, je l’ai reconnu et dit à notre enfant , et que je pose des actes en ce sens."

Père & Fille

 

 Texte de Sylvie.

 

 

 

 

May 12

La grande illusion...

 

Trouver son alter ego , un autre moi-même, avoir l’illusion qu'il (ou elle) me ressemble tellement, que je peux fusionner, le ou la comprendre et il (ou elle) peut me comprendre…est une illusion, une GRANDE ILLUSION.

                                           illusion                                       Narcisse

Chacun est UNIQUE

, pas un être humain au monde n’a les mêmes empreintes digitales (même pas les jumeaux!).

Le malheur c’est qu’avec cette grande illusion, je n’entends pas ce que la Vie me demande, je m' éloigne de moi-même, et je manque de vigilance , j' interviens ainsi aussi sur le chemin de l’autre: qu’il soit mon mari (ma femme), mon enfant, mon ami ou mon voisin…

Je peux lui exprimer mon ressenti mais le conseil est de trop!

Je peux être à côté, mais non sur son Chemin...

Seule la Vie et la Vie en moi SAIT, et personne ne peut savoir mieux qu’elle, même le plus proche des êtres!

Ceci m' amène, encore et toujours, à cette solitude de chaque être humain, celle que parfois je peux refuser  tant (avec tant de stratégies!)  et qui me révèle mes ressources (La Solitude de l'empereur: voir billet du 24 Mars), mon Unicitémon Chemin UNIQUE, ma Mission, mon Dharma.                                                                           

                                                            chemin

 

 

May 07

Quand une émotion pointe son nez!

 

Lorsqu’une émotion pointe son nez, qu’elle soit heureuse, malheureuse ou douloureuse :

 j’ai tendance à ÊTRE EMPORTE(E) PAR elle.

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  • Une émotion heureuse par laquelle je suis emporté(e) entraîne toujours l’effet balancier effetbalancieroù je vis une sensation de vide, de « dépression », plus ou moins « accrochée » à cette intensité…
  • Une émotion douloureuse, je la refuse, je me débats et ainsi je l’affirme bien plus, je l' "enkyste", la fais encore plus grosse.

En ACCUEILLANT l’émotion

heureuse, malheureuse ou douloureuse.

En lui disant OUI.

En étant UN AVEC.

C’est-à-dire en la vivant EN CONSCIENCE.

Oui, je souffre. Oui cette souffrance est là.

Oui, je suis en colère. La colère EST.

Je la laisse prendre place

, prendre sa place.

Je grandis,

deviens plus adulte. Dans ma solitude, inhérente à tout être humain: pas en enfant qui dit « non » et laisses passer tout autour de lui son refus. (La vie nous rappelle toujours les émotions d’enfant non acceptées pour grandir…).

JE SUIS CE QUE JE SUIS

 

  • La position d’accueil

( part féminine de l'être) est TOUJOURS à mettre en premier:

       Le OUI.  L’adhésion à la REALITE. OUI à CE QUI EST (pas ce qui devrait…).C’EST TOUT SIMPLEMENT.

  • L’action (part masculine) vient après cet accueil complet & profond.

April 24

"Quitter la désespérance et agir" de Meena Compagnon

 
J'ai hésité avant de mettre ce texte, méditer aussi. J'ai mis donc le principal (texte original "Quitter la désespérance & agir" La France en action)
 Et pourtant! Il correspond à ce que j'ai au fond de mon coeur, pour l'avoir expérimenté dans ma propre histoire. Le voici donc:
12-04-2008 
Quête

Quitter la désespérance et agir.

Le monde va mal, non pas à cause de ceux qui font le mal, mais surtout à cause de ceux qui savent et laissent faire. (Einstein).
Nous vivons une époque extraordinaire. C’est la première fois que tout se transmet à la vitesse de l’éclair grâce à un outil extrêmement puissant : les médias et Internet. La planète est reliée pour le meilleur comme pour le pire.
Pourtant peu d’entre nous réalisent encore que les images insoutenables qui défilent devant nos yeux sont des effets miroir de la conscience collective et que nous y avons notre part, consciemment ou non.
Quand un moine ou tout autre humain est massacré, c’est aussi une partie de notre humanité qui est massacrée, c’est aussi nous qui sommes massacrés et c’est aussi  nous qui massacrons.. Nous sommes tous connectés en tant qu’humains et l’oublier c’est se déresponsabiliser. Condamner violemment ne fait qu’inverser les polarités. Le bourreau devient victime et se révoltera un jour ou l’autre. Ainsi va l’humanité depuis la nuit des temps enfermée dans le triangle infernal bourreau- victime-sauveur. Les rôles s’interchangent suivant les époques, mais le système perdure sans véritable issue jusqu’au jour où chacun de nous et de nos dirigeants prendrons véritablement conscience de notre responsabilité individuelle et collective dans ce qui se vit sur la planète.
S’insurger et moraliser sert uniquement la cause de celui qui souhaite par ses reproches se montrer meilleur que l’autre. C’est une façon de se mettre au dessus et d’oublier ses propres dysfonctionnements. Il y a des paroles qui tuent discrètement, chaque jour, dans les foyers. Plus que jamais nous devons soutenir les droits de l’Homme, dans le calme et la fermeté et non dans la dénonciation violente. Un peuple humilié, montré du doigt essaiera un jour de prendre sa revanche.
Si la Chine est sur la sellette aujourd’hui, quel est le pays qui peut se vanter de n’avoir jamais persécuté durant le cours de son histoire ? L’attitude non violente du Tibet face à l’oppresseur donne à réfléchir. Peu de civilisations semblent avoir adopté cette stratégie dans le cours de l’histoire. Martin Luther King, Gandhi, restent présents dans les mémoires. Le Dalaï-lama utilise une arme fabuleuse : la conscience des peuples. En refusant de répondre à la violence par la violence, il met les dirigeants du monde face à leurs responsabilités  et son appel à l’aide en met plus d’un en situation critique. Droits de l’Homme ou contrats économiques, bien-être pour tous ou profit à tout prix pour une minorité, il va falloir choisir. Nos dirigeants sont bien mal à l’aise. Les yeux de milliards d’individus sont braqués sur eux et mettent en évidence que la politique actuelle des pays dit civilisés est au service de l’économie, mais pas au service de l’humain et de la planète. L’économie et les profits sont devenus les buts, l’humain et les ressources planétaires sont devenus les moyens. L’intellect domine sur le cœur. L’avoir est devenu substitut du bonheur. Ce dernier est devenu un mythe, un paradis perdu.
Les temps qui viennent vont demander du courage aux citoyens du monde. Nous allons être de plus en plus interpellés par les injustices. Notre conscience va être soumise à rude épreuve et nous remercierons un jour ceux qui par l’insoutenable réalité médiatique nous obligent à quitter l’inertie complice pour aborder l’ère de la résistance pacifique et donner un sens à la vie. L’opportunité est offerte d’abandonner la désespérance plaintive pour choisir l’espérance active, source de vie et de créativité : penser autrement, assumer nos différences, proposer de nouveaux paradigmes, nous unir et agir au lieu de condamner et critiquer. C’est une chance pour l’humanité de retrouver toute sa dignité. Nos armes s’appellent : conscience, non-violence, courage, solidarité, fraternité, connaissance, tolérance et responsabilité. Tibet, Betancourt, famines, effet de serre, OGM, nucléaire, injustices, tortures…….mobilisons-nous massivement, fermement et positivement autour de toute action pacifique respectueuse et responsable. Soutenons les  « Greenpeace, Amnesty International  » et tous ceux qui oeuvrent pour les Droits de l’Homme et le bien –être durable de la planète.  
Mobilisons nous pour la paix. Exprimons notre réprobation face à  la violence quelle qu’elle soit, mais ne stigmatisons pas. Ne montrons pas du doigt une nation.
N’humilions pas des gens qui subissent eux-mêmes la peur et l’aveuglement, l’endoctrinement et la désinformation.. Cessons la violence d’une généralisation à outrance. Militons pour, pas contre
. Et faisons le bon choix.
          
Là se situe notre responsabilité d’humains et de citoyens.
Entrons dans l’Espérance créative.

écologierelationnelle

Meena COMPAGNON : Vice-présidente « la France en Action ».
Avril 2008

 
 
 
 
 

April 15

Shéma de Kolhreiser: processus de deuil

Kolhreiser
Shéma de Kolhreiser  Processus de deuil
 
Je n'arrive pas à mettre ce schéma plus lisible mais j'espère qu'il pourra vous aider. (Le commentaire d'Ada m'a amené à ce "billet")
 
On voit qu'un processus de deuil peut s'interrompre à certains endroits, que la séparation peut prendre plusieurs "chemins"...Gérer la perte est souvent difficile!
Un processus de deuil qui va jusqu'au bout nous fait renaître à autre chose.
Il "résonne" souvent sur d'autre(s) séparation(s), d'autre(s)deuil(s) conscients ou ...inconscients.
 
Je vous souhaite de grandir et fleurir!
Tendrement
 
Sylvie.
 

Des étapes à re-connaitre

 

Il existe des étapes que NOUS TRAVERSONS TOUS, parfois sans les connaître ou les reconnaître.

Les repérer permet de mieux les traverser, EN CONSCIENCE, car dans un travail de transformation,

d’aller vers Soi, nous les rencontrons inévitablement!

 Cela permet également d’accompagner les personnes en processus de deuil:

 

Les 5 étapes du deuil ( Elisabeth Kübler Ross):

 EKRJanuary2001

  • à l'approche de la mort et/ou après la mort d'un être cher,
    • à l'occasion d'une séparation, d'un divorce, de l'éloignement d'un être cher

             ou toute forme de déchirure intérieure reliée à un être cher

             ou une situation sans retour possible apparent ou réel,

     

     

    lors d'une mort psychologique,  (ou «petite mort» intérieure, mort d'une "illusion infantile",d'un aspect de nous-même).

    Les étapes sont toujours les mêmes. Sur cinq, il arrive qu'une ne soit pas vécue,

    ou qu’il y ait des « aller-retour » suivant la situation et la personne qui les vit.

    Le processus psychologique que l’on vit lors une séparation amoureuse (deuil d‘une relation),

    l’adolescence (deuil de l’enfance), le « vieillir » (deuil de la jeunesse), la maladie (deuil de la santé),

    … EST processus de deuil et traverse ses étapes…

    Elisabeth Kübler Ross (http://ekr.france.free.fr)décrit ainsi les cinq étapes du deuil :

    1. La personne confrontée à une perte, refuse d'abord le fait ou cherche un bouc émissaire : c'est la phase du déni;

    2. La colère, où se mêlent l'amertume, la révolte et le sentiment d'injustice, suit habituellement la négation;

    3. Lorsque renaît temporairement un espoir, on voit apparaître le marchandage;

    4. La tristesse est une étape marquée par un intense sentiment de solitude pouvant parfois aller jusqu'à la dépression;

    5. L'acceptation, où la personne prend la décide intérieurement de vivre avec la réalité, émerge lentement de ce processus et naît à autre chose.

     Elisabeth Kübler Ross

     

     

     

     

     

     

    March 29

    il est urgent...texte de Christiane Singer

     
     
     
    "Il est urgent de changer notre regard sur ceux que nous appelons malades, et urgent qu'eux aussi changent de regard sur eux-mêmes.
    Il existe un niveau de l'être qui reste intact.
    Il existe un lieu en chacun où nous sommes non seulement guéris  mais rendus déjà à nous-mêmes.
     
    La maladie est un accident, un malheur, une épreuve qui entend pas le noyau.
     
    C'est à ce noyau intact  que je m'adresse en vous parlant non seulement parce que vous serez un jour guéris, mais parce que dans mes yeux vous l'êtes déjà.
     
    Non parce que l'espoir me porte que vous serez à nouveau entier, mais parce que la certitude est en moi que déjà vous l'êtes "
     
    Texte extrait de " Où cours-tu? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi?"  de Christiane SINGER
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    March 24

    TRAVERSER LA SOLITUDE: Le mendiant cache un Empereur

     

     

    "Le mendiant cache un Empereur"

    Texte de Sudheer Roche

    Solitude

    Le mot solitude désigne deux états de conscience opposés.
    Il y a la solitude du mendiant et celle de l'Empereur.

    La première est un état de manque :
    Je me sens isolé, seul, je suis triste, je me sens vide sans l'autre.
    Je suis dépendant de tout ce qui peut combler

    ce douloureux sentiment de manque.
     


    La seconde est un état de plénitude :


    Seul, je suis heureux et satisfait d'être ce que je suis,

     sans besoin d'autre chose ; la vie me comble et cette joie irradie

    tout autour.

    Ces deux états ne sont pas sur le même plan :

    le premier est un sentiment d'ordre psychologique ;

     le second est existentiel, il appartient au plan de l'être.

    Le premier est à la périphérie de nous mêmes ;
    le second est notre centre.


    Nous pouvons traverser le premier

    pour entrer dans le second..
    Nous naissons seuls et nous mourrons seuls ;

    entre temps nous cherchons à oublier une solitude qui nous

    fait peur.

    Pour ne pas la sentir au fond de nous, nous restons occupés à

    l'extérieur.

     La télévision, le travail, les passe-temps de toutes sortes viennent

    nous distraire et nous divertir ;

    ils nous détournent de ce qui, au cœur de notre être, nous fait

     pressentir la mort.

    Toute rencontre profonde avec soi même est ainsi évitée.

    Nous restons dans la dépendance.

    Nous sommes continuellement et confusément en attente

    de recevoir.

     Une attente souvent inconsciente, à l'origine de nos déceptions.

    La pression intérieure est parfois très forte ;

    il faut faire quelque chose pour ne plus sentir le manque :

    ouvrir le frigo, manger n'importe quoi, boire une bière,

     fumer une cigarette, prendre une drogue, avoir du plaisir sexuel,

     etc.

    Toutes les dépendances ont la même source :

    le sentiment de solitude évité.

    D'où le rêve romantique :

    quelqu'un qui, par magie comble le manque une fois pour toutes;

    un autre, un père, un dieu, un amant qui soit la source de notre

     bonheur.

    Dans la relation, la peur de la solitude crée

    l'attachement, la possessivité, le besoin de manipuler l'autre

     et de le contrôler.

    Rencontrer la solitude

    Cesser de fuir, s'arrêter, se poser,

    avoir le courage de faire face au manque, au lieu de chercher à

    le combler.

     Se donner le temps de connaître cette douleur d'être seul ;

    dans le désir de la rencontrer, pas de la changer.

    La ressentir, sans chercher à comprendre et rester dans le ressenti,

    sans rien faire.

    Je suis simplement le témoin du sentiment de solitude.

     Peu à peu, il s'évanouit ; il s'efface et disparaît dans le miroir

    de la conscience.

    Je suis surpris de ne plus me sentir isolé ;

    une sensation nouvelle est apparue, celle d'être

    mystérieusement relié;

     le sentiment de faire partie d'un espace plus vaste, un espace

    en expansion.

    Un état de plénitude s'installe.

    Un état qui ne dépend plus de l'extérieur.

    Une solitude qui me comble.

     Le mendiant s'est transformé en Empereur.

    La relation à l'autre change ;

    elle n'est plus fondée sur le besoin de recevoir de l'attention

    ou de l'amour,

     ni sur la peur de perdre l'autre.

    Il n'y a plus de désir de posséder,

    je me sens appartenir à quelque chose qui me dépasse.

    Avec patience, je transforme une à une toutes les sensations

     de manque en solitude assumée.

    Je sais retrouver l'Empereur sous le déguisement du mendiant.

    Seul dans la relation

    Ce travail de transformation, doit aussi s'accomplir

    dans la relation à l'autre.

    La douleur d'être séparé, est particulièrement sensible

    lorsqu'elle vient interrompre un moment

    de profonde intimité.

    Par exemple, nous faisons l'amour ; j'éprouve du plaisir ;

     la sensation agréable s'amplifie ; et soudain le plaisir

     se change en tension.

    Aussitôt le mécanisme du jugement se met en place ;

    je me juge : "je ne suis pas capable, je suis nul"

    ou je juge mon partenaire :

     "tu ne fais pas ce qu'il faut, tu ne sais pas faire l'amour…"

    Je ne vois pas qu'il est effrayé par l'intensité du plaisir.

    Un autre exemple : je suis dans mon cœur,

     je m'abandonne à la joie de me fondre dans l'autre

    et soudain je me retrouve seul, face à un mur.

    Je me sens lâché, rejeté, exclu ;

     je suis aussitôt dans le reproche et l'accusation :

     "tu ne m'aimes pas…"

    Je ne comprends pas les raisons de sa fermeture.

    Les jugements et les reproches de l'un attirent ceux de l'autre ;

    ils se répondent dans un silence qui finit par peser lourd.

    Dans les deux cas, je refuse de me sentir seul ;

     je projette ma frustration à l'extérieur sans la rencontrer.

    Je rends l'autre responsable de mon sentiment d'être séparé.

    Une façon inconsciente, très subtile, de refuser la solitude.

    Conscience et ego

    Voyons de plus près ce qui se passe au niveau de la conscience

     à l'instant où la tension remplace le plaisir.

    Au début, la conscience est dans le plaisir,

    elle s'infiltre en lui, elle l'habite, elle est une avec lui.

    Dans le lâcher prise, dans la détente, dans la relaxation,

    la conscience est en expansion ; elle s'étend au delà du moi.

    L'égo (la conscience limitée au moi-je) disparaît

    dans la joie de sentir.

    Au moment où le plaisir se change en tension, je résiste,

     je dis non ;

     je ne veux pas souffrir.

    La conscience est alors divisée : d'un coté la tension fait mal,

     de l'autre la volonté lutte contre elle.

    La sensation présente est refusée,

    et je reste attaché au souvenir du plaisir perdu.

    L'énergie n'est plus dans le sentir

    elle vient alimenter les pensées.

    En portant un jugement,

     (sur la tension, sur moi même, sur l'autre),

    je me fixe sur une image négative

    qui m'enferme à mon tour.

     L'espace s'est refermé.

    Je lutte, je suis à contre courant.

    Je veux aller là où je décide d'aller et non là où la vie m'emmène

     (elle s'exprime ici à travers la peur

     ou la résistance de mon partenaire).

    Au delà de la tension douloureuse,

     au delà du sentiment de séparation,

     il y a une souffrance bien plus profonde ;

    celle d'avoir perdu le paradis,

    l'espace de liberté de la conscience.

    C'est véritablement une chute.


    L'horizon intérieur s'est rétréci aux dimensions de l'ego.

    L'oiseau, qui volait dans un ciel sans limites se retrouve

    enfermé dans une cage…

    qu'il a lui même choisie !

    Voici la racine de nos sentiments d'isolement.

    Lâcher le jugement revenir au ressenti

    Regarder le jugement.

    Cesser d'identifier l'autre à l'image négative,

     (ou même positive), que je me fais de lui.

    Cette image de l'autre, je l'ai créée moi même,

    je lui ai donné forme et substance.

    Elle est un miroir de mes points aveugles ;

    elle tire sa substance de tous les sentiments

    dont je me suis coupé ;

     elle porte la marque de mes dénis et de mes refus.

    Elle reflète mon manque de présence à moi même.

    Revenir au ressenti.

    Je choisis de dire oui à ma tension

    et à mon sentiment d'exclusion.

    Je ressens la frustration, la tristesse de me retrouver seul.

    Les sensations négatives se dissolvent peu à peu

    dans l'espace du témoin.

    Je suis seul et entier.

    Je peux alors, sans effort, voir et accueillir l'autre tel qu'il est ;

     l'absence de jugement de ma part,

    l'acceptation tranquille de sa résistance lui donnent l'espace

    de reconnaître et d'apprivoiser sa peur.

    Le moment où je ne peux pas rejoindre l'autre est une porte ;

    le passage est étroit :

    il consiste à rester dans la conscience de la séparation ;

    sans chercher à créer ou rétablir un contact perdu.

    L'impossibilité douloureuse de me fondre totalement dans l'autre

     m'invite à rechercher cette fusion en moi même.

     Dans cette fusion, le moi séparé disparaît

    et la conscience s'élargit… à l'infini.

    Voila la vraie dimension de notre solitude ; celle de l'Empereur.

    Elle peut s'accomplir au sein même de la relation et dans la joie.

    L'une des 112 techniques du Tantra dit ceci :

    "Lorsque vous retrouvez, avec joie,

    un ami que vous n'avez pas vu depuis longtemps,

    fondez vous dans votre joie".

     

                                      petit_prince1